Paul de Tarse est tout sauf un apôtre légitime ! Suite

Publié le par Kader

 

Selon plusieurs courants ecclésiastiques les recherches des professeurs Eisenman et Wise auteurs du livre «The Dead Scrolls Uncovered »,  ont contribuées grandement à résoudre le problème des manuscrits dans le contexte de l'histoire juive de l'époque et ils ont apportés de nouvel éclairage sur la formation du christianisme primitif.

A propos de l’apostolat de Paul de Tarse, je pense vouloir citer un aspect assez significatif, les auteurs du livre préconisent que l’excommunication de Paul de Tarse par l’apôtre Jacques répond à l’esprit de la Règle de la communauté du Document de Damas qu'on retrouve ce schéma dans le Conseil de la Communauté de Qumrân qui définit un conseil de douze hommes et de trois prêtres maîtrisant toutes les subtilités des écris hébraïques et surtout également sur le fait Jacques le Juste soit nommé l'évêque de Jérusalem est caractéristique de même que sa préséance devant Pierre et Jean.

En effet, selon la tradition, Jésus qui occupait une position dans la lignée du roi David, n'a jamais désigné son successeur et notamment qui se chargerai de son mouvement et quel apôtre serait assis à droite et à sa gauche.

Or, dans l’Évangile selon Thomas basé sur des textes grecs, découvert à Nag Hamadi,  c'est donc dire que, depuis tous ces siècles, il n'a pas pu être remanié par ceux qui avaient un système religieux à promouvoir, cependant comme il constitue une menace intolérable pour l’église officielle, il fut écarté du canon, il est écrit dans le  logion ou parole à propos de Jésus.

Ses disciples dirent à Jésus: « Nous savons que tu nous quitteras. Qui alors nous dirigera ? »

Il leur répondit : « Au point où vous serez arrivés, vous irez vers Jacques le Juste, car le ciel et la terre sont apparus pour lui. »

Jésus désigne logiquement le rôle de chef de sa communauté à son frère cadet et la communauté des Nazaréens tandis que Pierre et Jean occupaient respectivement les sièges à sa droite et à sa gauche.

Cependant à titre conflictuel, il a été noté que même le titre de Jacques, évêque de Jérusalem, et la description de lui dans presque tous les premiers temps, du fait que Jésus n'a pas laissé d’écrits, la gouvernance de Jacques le Juste n'a pas été suivie par les disciples, sauf de quelques apôtres, c'est finalement le message de Paul que les premiers chrétiens ont retenu et sur lequel l'Église fonda sa doctrine.

Voila comment le christianisme primitif avait commencé en la mise en place de deux courants théologiques. D'un côté, il y avait la communauté des nazaréens représentée par les apôtres avec Jacques le Juste comme chef de file qui poursuivit l'oeuvre de Jésus dans la voie du judaïsme réformé et des enseignements de la Torah donc  l'Église de Jérusalem ou le Conseil de Jérusalem d'origine juive qu'on appelle également la Petite Église et d’un autre côté, nous avons la communauté des chrétiens représentée par Paul de Tarse, ainsi que la communauté des convertis d'origine  païenne.

Plus encore, lors du concile de Jérusalem appelé à trancher le différend surgi entre la mission paulinienne et l’évangélisation menée par les chrétiens de Jérusalem, Jacques joue sans conteste le rôle d’arbitre (Actes 15,1-35).

Dans les Actes des Apôtres, Luc écrit que Paul de Tarse se dépêche d'aller à Jérusalem pour être à l'heure pour une réunion annuelle de la Pentecôte aux fins de maudire ceux «qui partent à droite ou à gauche de la Torah» comme décrit dans les écrits hébraïque du document de Damas une convocation dans la tradition juive, en commémoration de la réception de la Torah par Moïse après sa sortie d'Egypte.

Plutôt que d'apporter sa contribution à Jérusalem, Paul de Tarse était en fait sur le point de faire face à l'excommunication de la communauté qu'il cherchait à influencer. Dans ce contexte, il rencontre ses dernières difficultés en Jérusalem avec ceux de la Communauté d'un état d'esprit plus serein et tranquille, qui citent des plaintes de ses activités à l’étranger et exiger le respect absolu de la loi.

Il est bien évident que, pendant ces temps ci à Jérusalem, Paul de Tarse n'a pas passé tout son temps avec Pierre et Jacques. Il était de caractère expansif et combatif. Il se sentait pressé de rendre témoignage à la vérité reconnue et acquise par lui. La synagogue où Paul de Tarse se rassemblait avec d’autres Juifs de la diaspora, devint alors le théâtre de débats extrêmement violents. Les temps étaient troublés et la petite église de Jérusalem était menacée. Paul était un danger pour cette communauté fragile et craintive. Son caractère inégal et provocateur risquait de déclencher une persécution générale :

«Dès lors il allait et venait avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du Seigneur. Il s’adressait aussi aux Hellénistes et discutait avec eux; mais ceux-ci machinaient sa perte. L’ayant su, les frères le ramenèrent à Césarée, d’où ils le firent partir pour Tarse.» (Actes 9, 28-30)

Son apostolat prononcé par des hommes, son action se termina donc par un échec plus cuisant encore que celui de Damas. On l’obligea à quitter la ville et le texte ajoute qu’après le départ de Paul de Tarse, la communauté chrétienne a joui d’une période de tranquillité : «L’Église était donc en paix par toute la Judée, la Galilée et la Samarie, étant édifiée et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle était multipliée par l’assistance du Saint-Esprit.» (Actes 9, 31)

On défendit à Paul de Tarse de s'arrêter en route pour visiter les communautés de la côte. «C'est ainsi que je restais inconnu de visage aux communautés de Judée.» De Césarée, Paul traversa à Tyr et Sidon pour se rendre en Séleucie près d'Antioche de Syrie. (Galates 1, 22). Il arriva ensuite à Tarse, sa ville natale.

Le rôle que Jacques fut en mesure jouer à la tête de la communauté de Jérusalem renforce le sentiment que la famille de Jésus compta au nombre de ses disciples et ce, dès le tout début.

Quant au déroulement du procès d’excommunication de Paul de Tarse à Jérusalem il n'est pas facile de le déterminer, dans la mesure où les chrétiens ne disposent d'aucun écrit des adversaires de Paul de Tarse sauf à se remettre  au témoignage hostile et partial de ce dernier.

Après cette réunion du Conseil de Jérusalem Jacques le Juste devint pour les adeptes du  judéo-chrétien, le chef de toute la chrétienté, l’évêque des évêques, de toutes les Églises, les disciples de Jacques le Juste firent croire à une bonne partie des gens de Jérusalem que c’étaient grâce aux mérites de cet Apôtre que Dieu le Père suspendaient la foudre prête à éclater sur le peuple. On alla jusqu’à lui créer, comme à Jésus, une légende fondée sur des passages bibliques où l’on prétendit que les prophètes antérieurs avaient parlé de lui.

Quant à Paul de Tarse, à partir de ce moment, son image fut pour toute une fraction de l’Église un hérétique des plus dangereux, un faux juif, un faux apôtre, un scélérat qui préludait une destruction du temple, mais heureusement qu’il y a Pierre censé, occupé partout à le combattre. Quand les intolérants du groupe Judéo-chrétien s’entretinrent entre eux à propos de Paul de Tarse ils nomment l’apostat.

On nous dit que dans sa jeunesse, il a été envoyé à Jérusalem pour étudier sous la direction du sage juif Gamaliel, petit-fils du grand Hillel. Dans ses références autobiographiques, il se révèle comme un érudit avide, mais souffrait de dépression. Dans Tite 3: 3, Paul déclare de lui-même: "J'ai moi-même été un jour en manque de sens, ingouvernable, erratique, esclave de diverses passions et plaisirs, passant mon temps dans le ressentiment et la jalousie, sombre, détestant les autres ".

Une chose est sûre. Paul était  d’une rivalité violente et furieuse envers les disciples de Jésus. Les Actes des Apôtres ne parviennent pas à clarifier la raison de son opposition frénétique,  Les adversaires de Paul de Tarse dont il les dépeint comme judaïsants dans le Nouveau Testament sont ceux-là mêmes avec lesquels Jésus a enseigné .La lecture de Galates 1-2 illustre parfaitement  ceux à qui Paul de Tarse s'oppose et qui se sont opposés à lui étaient le frère de Jésus Jacques, les apôtres avant lui et les adeptes  de l'Église de Jérusalem.

Par haine pour Paul de Tarse, c’est dire que la société de l’époque n’était pas du tout tendre avec Paul,  on acclama hautement que les Douze Apôtres, seuls sont à considérer comme le fondement de l’édifice de Jésus. Pour rappel, la tradition chrétienne fait état que les premiers disciples de Jésus qui étaient connus sous le nom de disciples de la Voie n'ont jamais été aussi divisés et en factions jusqu'à Paul de Tarse.

 Je me laisse imagine être un jour appelé à assister à un procès pénal, la défense a appelé trois témoins pour appuyer l'histoire de l'accusé. Dans leur déposition, les trois témoins affirment la même chose; à savoir, qu'ils avaient entendu que l’accusé parlait avec une autre personne, mais qu’ils n’auraient pas vu cette autre personne !

Dans un autre contre-interrogatoire, ces mêmes témoins rapportent le contraire, c'est-à-dire  qu'ils ont vu l'accusé en train de parler avec une autre personne mais qu'ils n’ont pas entendu la conversation. Dans leur disposition, les témoins rapportent tantôt avoir entendu le discours mais sans voir une autre personne et tantôt avoir vu une personne mais pas entendu le discours. Ce témoignage contradictoire jette beaucoup de soupçons sur la véracité de ces témoins et sur ce qu'ils pourraient avoir à dire. Cela amènerait très probablement les membres du Juré  à ne pas tenir compte du soutien des témoins à l'égard de l’accusé.

Ainsi, tant dans les récits des témoins que dans ceux de Paul de Tarse lui-même, il y a des contradictions très fondamentales dans les descriptions de la conversion supposée de Paul. Cela fournit suffisamment d'informations pour permettre la possibilité que la conversion déclarée de Paul de Tarse n'ait peut-être pas été authentique et cela devrait amener à se méfier de ce qu'il enseigne et de ce qui est enseigné en son nom, en particulier lorsque cela va à l'encontre de l'accepté et le rationnel.

Tout en se demandant s’agit t-il dune conversion ou d’une révélation sur le chemin de Damas 

Comment Paul de Tarse a pris pied sur le christianisme avec ampleur bien plus grande que n'importe lequel des Douze apôtres ne peut être facilement expliqué en disant simplement qu'il a écrit plus de livres que les autres, ce qui est totalement faux

En final et pour clore l’épisode de Paul de Tarse, il faut avouer que Église n'a pas été honnête en gommant le rôle et l'influence de Jacques le Juste à l'aube du christianisme faisant de lui une sorte de singularité dans l'histoire de la chrétienté pour mettre en avant les actes des autres disciples, en particulier Paul de Tarse, on sait que cette église avait préféré la vision de Paul de Tarse à celle de Jacques qui était pourtant l'authentique et légitime successeur de Jésus. Alors il serai utile à se demander comment Paul de Tarse a pris main mise sur le christianisme avec une affluence bien plus grande que n'importe lequel des douze apôtres ne peut être facilement expliqué en disant simplement qu'il a écrit plus de livres que les autres, pour rapporter sa vérité

Je dirai sincèrement que ce n’est pas étonnant que les érudits catholiques les aient gardés du public aussi longtemps qu'ils le pouvaient.

C'est du moins l'interprétation de l'Église Vaticane, toutefois je dirai que Paul de Tarse est tout sauf un apôtre légitime !!!!!!

 

 

 

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