Les Traités et sermons polémiques de la pensée chrétienne contre l’Islam !!!!

Publié le par Kader

 

Très souvent l'élitisme de l’église est récompensé, car le passage de l’enseignement du catéchisme à l’amalgame, à la polémique, avait toujours été guidé en partie par les Pères de l'Eglise qui étaient convaincus que de simplement fait d’exposer une biographie polémique du Prophète de l’Islam, suffirait à démontrer aux musulmans que sa religion était fausse et surtout par des sermons agressifs et des controverses, persuader les musulmans que la religion du Prophète de l’Islam était fausse et que celle du Christ était la seule véritable. Une aptitude singulière à la dichotomie envisagée et à l'esprit haineux contre l’Islam cherchant à démontrer la supériorité du christianisme sur les autres religions, l'autorité des Églises avait par conséquent produit une abondante littérature polémique contre le prophète de l’Islam, contre les musulmans et surtout contre la révélation islamique.

Les chrétiens ont estimé, depuis Jean Damascène ou Théodore Ibn Qurra, deux Arabes Chrétiens, dont il s’agissait plutôt de démontrer la sincérité de leur conversion en s’érigeant en champion du christianisme contre les opposants de la Croix, d’ailleurs l'authenticité d'un certain nombre œuvres attribuées à Jean Damascène et à Ibn  Qurra est également incertaine, pour revendiquer que l'Islam n'est pas une religion différente du christianisme, mais une déviation de la doctrine, une hérésie ou une secte, qui a détourné les adeptes de la vraie religion ou a empêché que l'unique message authentique, complété par les principes et les valeurs d'une civilisation déterminée, puisse être entendu par des gens vivants dans l’image du paganisme.

Les Pères de l'Eglise confrontés aux premières manifestations de l’islam croyaient qu’il ne tarderait pas à disparaître et s’en préoccupaient peu. Mais l’islam ne disparaissait pas, au contraire, il durait et dominait politiquement et culturellement de vastes régions. Il devint par conséquent, aux yeux des chrétiens, l’une des principales menaces contre leur religion. .

C'est ainsi que la tradition chrétienne s'est mise à user contre l’Islam et son Qur’an, des mêmes arguments qui avaient déjà étendu la polémique chrétienne contre les églises  monophysites ou les ariens.

Pour l’église, tout prêcheur qui doit réfuter l’islam devra faire face à des objections de même nature à l’encontre du christianisme, et être préparé à y répondre. Il déploie une argumentation critique d’un niveau d’agressivité qui n’a pas son pareil, mêlant un ton injurieux à une faible érudition. S’il peut facilement se montrer injurieux à l’égard de Qur’an ou des musulmans en général, ses premiers prédications évitent d’aborder les questions les plus conflictuelles, dans l’espoir de les gagner à sa cause avant d’en venir à la polémique, pour les pères de l’église, la critique voisine constamment avec l’apologétique, dont l’objectif est de défendre le christianisme contre les arguments avancés par ses adversaires. Ces prédicateurs étaient convaincus de mieux connaître la religion de l’Islam que la plupart des musulmans eux-mêmes.

En effet, la représentation de l’islam dans la pensée chrétienne répond aux caractéristiques des traités, sermons ou lettres polémiques. Pour une approche à l’Islam les auteurs polémiques s’efforçaient de se documenter, ils puisaient leurs arguments dans les écritures musulmanes elles-mêmes., cependant les connaissances acquises par ces moyens étaient reçues à travers le filtre des préjugés entretenus par les chrétiens envers l’Islam, le décrivant comme l’amalgame de toutes les hérésies, ils ne font que reprendre une idée populaire dans la littérature polémique chrétienne. Plus encore, l’église estime que les sermons polémiques anti-islamiques pouvaient servir non seulement à fortifier la foi des chrétiens, mais à expliquer le dogme catholique par les recueils et l’approbation de Dieu signalée par des miracles étaient présentées comme autant de preuves de la sainteté de l’Église.

La raison et la Foi restent d’excellentes armes de défense quand il s’agit de croyance Le musulman a le recours traditionnel de la piété Islamique : S’en remettre à Dieu.

Observons, au hasard, les Ecrits sur l'islam de Jean Damascène, qui datent du VIIe siècle, l’auteur (probablement un inconnu) a écrit ce livre, où la polémique domine clairement. Il n’en demeure pas moins que la présentation signale l’intention polémique.

Combattre la secte musulmane demeure l’objectif.  

Mais qui est ce Jean Damascène :

Théologien chrétien, d’origine arabe de son véritable nom Mansour ibn Sarjoun

Les califes de Bagdad etaient tolérants  et avaient permis à un Arabe de confession chrétienne de servir en responsable de l'administration locale des finances, à la Cour du Califat Omeyyade sous le Sultan Abd Al-Malik,

Quant aux sources de ses écrits, selon Wikipédia, Théologien et hymnographe il a rédigé tous ses traités en grec, il existe sous son nom de nombreux textes, dont certains ne sont pas de sa main.

Dans l’exercice de ses fonctions, il fut, par la suite saisi d'une vile hypocrisie et d'une basse jalousie contre les musulmans, pour conspirer contre le Calife, envoya à l'empereur byzantin, une lettre, selon laquelle ce religieux chrétien se proposait  de lui fournir les renseignements nécessaires et de lui livrer Damas. Dénoncé par l’empereur byzantin, le Calife en possession de la lettre envoyée, reconnaît le style et la puissante dialectique d’Ibn Sargoun, l’accusa de haute trahison envers le Calife, ordonna que l’on coupât la main droite.

Après exécution de la sentence, la tradition chrétienne mettra une belle unanimité pour affirmer : Jean récupère sa main et se retire dans son église pour s'adresser ainsi à la sainte Vierge :

«Très pure Vierge Marie qui avez enfanté mon Dieu, vous savez pourquoi on m'a coupé la main droite, vous pouvez, s'il vous plaît, me la rendre et la rejoindre à mon bras. Je vous demande avec instance cette grâce pour que je l'emploie désormais à écrire les louanges de votre Fils et les vôtres.»

La Vierge lui apparaît pendant qu'il était endormi et lui dit : «Vous êtes maintenant guéri, composez des hymnes, écrivez mes louanges, accomplissez ainsi votre promesse. »

C'est un exploit chrétien et un miracle du grand Jean Damascène qui a cependant trouvé la force de traverser la ville de Damas avec son bras coupé et tenant sa main dans l’autre bras pour se rendre à son église, faire de prières et surtout trouver le sommeil pour voir apparaître la Sainte Vierge lui faire les réparations nécessaires avant de quitter Damas et ses fonctions pour partir à Jérusalem et devenir moine.

Le Jésus Christ un des trois n’aura pas fait mieux !!!

C'est incroyablement fascinant et hilarant !

Cet événement extraordinaire n’avait signalé par aucune source, aucun chroniqueur chrétien ou musulman de l’époque n’avait mentionné quelque part ce prestigieux miracle de la remise d’un bras coupé.

Voici qui ne manque pas d'audace aux délires mystiques de nos chrétiens!!!!!!    

Lors de la lecture des écrits imputés à Jean Damascène, on peut aisément constater que l’auteur semble ignoré que la prédiction coranique diffère totalement de celle de la Bible, il plaque sur le Qur’an ses propres concepts sans imaginer qu’ils sont inefficients, car sans rapport avec le cadre musulman. Sur le fond, on s’intéresse peu à la nature de l’islam, car on se contente des informations déjà stéréotypées apportées par les Arabes-chrétiens, et l’identité religieuse des musulmans importe moins que le danger qu’ils représentent.

 

Jean Damascène était un chrétien de culture Arabe pour lire correctement le Qur’an, et il connaît parfaitement la mentalité des Musulmans,  mais les jugements exprimés dans ses supposés écrits sont profondément orientés et surtout qui s’engage ici dans le débat.

Je retiendrai un exemple de son écrit surtout qui s’engage dans le débat pour dire :

Dis comment l'écrit est-il descendu vers votre prophète ?  Voilà ce que nous demandons ?  Et à eux de répondre que, pendant qu'il était endormi, l'écrit saint est descendu sur lui. (...)  

Il est clair que cette question est dictée par le manque connaissance de la langue arabe dans laquelle le Qur’an a été révélé et la non imprégnation des usages que les arabes font des mots selon les contextes dans lesquels ils les emploient.

La question ne pose pas un véritable problème. La réponse à lui porter est facile pour celui qui connait le sens du terme iqra (lis) en langue arabe. Jean Damascène était un chrétien de culture Arabe pour lire correctement le Qur’an, ainsi l’auteur anonyme marque ici son ignorance totale du Qur’an, car une seule sourate lue (96 Al A'laq), aurai donné  réponse à ses questionnements.

Et pourtant dans un autre cas, Jean Damascène prétend que la Vierge Marie lui est apparu en sommeil, pouvait–t-il le prouver ? Certainement pas !!!!!!

Par ailleurs il serai important de noter que l’auteur avait totalement garder le silence les réponses des musulmans ainsi que leurs questions, probablement celle ou il était question aux chrétiens de prouver que Jésus Christ était un Dieu ou fils de Dieu, surtout qu’on sait que Jésus Christ n’a jamais parlé à Dieu, ni recevoir un intermédiaire de Dieu, tout ce qu’il a dit c’est : L'Esprit du Seigneur est sur moi. ! Aucun témoin ne peut prouver cette version, juste un faux semblant.  

Encore une preuve incontestable que justement, à cette époque, l'idée de Jésus Christ Fils de Dieu ou Dieu lui même n'était pas établie. En vertu de cette logique, l’auteur des écrits imputés indélicatement à Jean Damascène ne serait qu’un stupide, luxurieux, menteur et hypocrite, un manipulateur qui a inventé de faux miracles, pour effrayer les ignorants en les faisant devenir bons, cet usage n'est pas une bonne utilisation de l’Eglise.

Observons, également, les Ecrits  de Théodore Ibn Qurra théologien orthodoxe et ecclésiastique en Syrie et en Palestine l'un des premiers à entreprendre une défense mystique   du christianisme contre l'islam, un souci d'authenticité donc, la véracité du contenu des lettres est donc remise en cause, Il a servi pendant un certain temps comme évêque de Ḥarrān et a ensuite voyagé à travers moyen orient en tant que commentateur et prédicateur chrétien. Son œuvre littéraire a peu survécu en arabe et en grec, presque tous ses œuvres sont perdus.

Seul des sources chrétiennes revendiquent pour cet auteur quelques controverses dogmatiques rédigées en Langue Arabe, cependant ces écrits suscitaient la méfiance de l’Eglise, qui saisissait systématiquement tout texte arabe qu’elle trouvait pour en faire identifier le contenu par des traducteurs fiables. A contrario, cela montre le niveau de suspicion de l’Eglise à l’encontre de cette langue.

En conclusion, les auteurs chrétiens faisaient un portrait qui diabolisait et ridiculisait tout à la fois le Prophète de l’islam, le Qur’an et le Musulman. Ce faisant, ils n’innovaient en rien. Comme réponse le musulman d’aujourd’hui dira : 

De quelle vérité le christianisme se réclame-t-il ?

Alors chrétiens ! Votre Trinité est le principal handicap que nous trouvons dans votre croyance et non le moindre, qui parait à la fois plus discutée et plus obscure, c’est pourquoi, réexaminez en particulier, la question de la Trinité ainsi qu’à la compréhension de ce mystère. Bien sûr, la plupart des chrétiens catholiques n'ont jamais lu la Bible, ou du moins pas beaucoup. S'ils l'avaient fait, je suis sûr qu'il n'y en aurait pas autant, l’être humain ne peut concevoir un Dieu unique en trois personnes.

Et pan dans la gueule des catholiques hérétiques !!!!!!!

 

 

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