Colonisation de l’Algérie : La France, vaincue militairement, humiliée moralement et chassée physiquement !
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«Chaque mot français que j’apprenais m’éloignait davantage de ma mère», aimait dire Kateb Yacine
Dans tous les pays, ce sont les historiens dans leur diversité qui écrivent l’histoire, cependant en France ce sont les Médias et les politiques qui dictent l’histoire que rapportent les apparatchiks. C’est ainsi que nous avons vu de nombreux Journaleux et politicards venir toute infamie avalée acclamé périodiquement haut et fort que :
-L’Algérie n’était rien !
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On se console comme on peut !!!
Ainsi parlent aux Français l’élite médiatique et politique française qui ramènent des histoires occultées ou borgnes. Le vrai problème dans ses déclarations orientées, c’est la négation de l’Histoire de l’Algérie avant la colonisation Française durant laquelle
Il faut bien noter que l'Algérie actuelle, en tant qu'entité géographique et culturelle distincte des entités voisines que sont l'actuels Maroc et
L'existence d'Alger remonte au moins au VIe siècle avant J.-C., selon les enseignements d'un trésor découvert en 1940 dans le quartier de
Le coup d’éventail un simple casus belli recherché par
Le livre d’Anne Châtel-Demenge (descendante du Consul Duval) « Comment j’ai tué le Consul » se présente comme le récit pittoresque d’une saga familiale dans l’histoire de l’Algérie coloniale, elle décrit:
Lors du bombardement français, le pays n’était pas tout à fait un ramassis de tribus faméliques dominées par des beys turbulents.» A l’appui, elle rapporte : «Installés dès 1830 dans l’ancien consulat perché sur
Bien peu savent en effet que l’une des raisons de la prise d’Alger était à l’origine, la dette des achats de blé par les armées françaises, dont le recouvrement des sommes en jeu n’a jamais été officiellement effectué. Les desseins mafiosi furent non seulement de ne pas rembourser la dette mais de s’emparer du fabuleux trésor de
Selon Pierre Pean, Auteur du Livre enquête « Enquête sur le pillage d’Alger en juillet 1830»
L’invasion est loin d’être une affaire d’honneur français outragé, le résultat direct d’un coup d’éventail à un représentant de
« Officiellement, ce fameux trésor a payé un peu plus que les frais de la conquête, soit environ 48 millions de francs en or et argent, alors que le Trésor de
Cette manne fabuleuse n’a pas atterri dans les seules caisses de l’Etat français. Le roi Louis-Philippe 1er, la duchesse de Berry, des oligarques militaires, des banquiers et des industriels comme les Seillière et les Schneider, ont profité de ces richesses, indique l’enquête.
Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à cet or spolié, souligne encore l’auteur.
La thèse de la spoliation de l’or Algérien n’est pas tout à fait nouvelle., un historien, Marcel Emerit, professeur à
Au terme de son étude, Marcel Emerit estimait que ce Trésor « avait été la motivation centrale de la prise d’Alger, remettant ainsi en cause l’histoire communément admise sur l’origine de cette expédition, à savoir la vengeance de l’insulte à
Qu’il est temps que
Refuser de se mettre face à ses crimes pour marquer jusqu’au bout des souffrances. Voila le dernier crime du colonisateur qui nous envoie encore une fois la limite de l’humanisme Français et l’hypocrisie grandiose qui est son oeuvre.
Continuer à prétendre que le colonialisme a des côtés positifs, c’est vraiment se moquer de
En soi, le colonialisme est assez criminel pour ne pouvoir prétendre à rien de positif. Le colonialisme a toujours été criminel et au moins spoliateur.
Ainsi la colonisation quelque soit, ne fut pas une œuvre positive sous prétexte qu’elle avait apporté la modernité et elle reste toujours à refuser et dénoncer fermement à mes yeux. Aujourd’hui aucun homme sensé ne pourra prétendre que le nazisme a joué un rôle positif, cela est exactement pareil pour le colonialisme français en Algérie.
La mission de
A la suite de la conquête génocidaire,
En
La politique scolaire de Jules Ferry s’est avérée un projet de scolarisation impliquant un seuil d’éducation, c'est-à-dire que l’instruction des indigènes algériens devait s’arrêter au niveau de l’école primaire. D’ailleurs, il est rapporté que l’école primaire obligatoire, gratuite et laïque se pratiquait en Algérie, mais les indigènes Algériens en étaient exclus, cette scolarisation était refusée par les colons et les militaires partisans d’une colonisation à outrance, car pour eux, cette école viserait à produire dans tout indigène, un citoyen capable d’avoir une opinion et de défendre ses droits dans le cadre de l’intérêt général et surtout de semer un grain de rébellion et d’éveiller l’instinct de résistance.
Certains colons estimaient que la scolarisation des indigènes musulmans pouvait représenter un risque concret, comme témoigne cette citation des élus et des maires d’Algérie de 1908 «Considérant que l’instruction des indigènes fait courir à l’Algérie un véritable péril, tant au point de vue économique qu’au point de vue du peuplement français, les maires d’Algérie émettent le vœu que l’instruction primaire des indigènes soit supprimée. » Cette politique de marginalisation de l’indigène algérien a creusé un fossé entre Français et Algérien soit un échec total à une coexistence pacifique, mais avait engendré dans l’esprit de jeunes Algeriens la naissance d’un nationalisme algérien.
En plus et pour maintenir davantage la misère du peuple Algérien, l’administration coloniale française avait adopté le principe d’une fiscalité coloniale au nom du sacrifice consenti par
Cette fiscalité ne tient pas compte de la situation des populations indigènes. L'impôt eut des effets traumatisants sur les populations, c’est dire la lourdeur des soucis financiers auxquels avait pu être confronté la communauté indigène quand elle devait verser l’intégralité des sommes dues au fisc.
Ces l’impôts de capitation étaient obligatoire et réguliers (sous peine de saisie ou d’emprisonnement). Le manquement à l’impôt est perçu par l’administration comme un indice de résistance à son autorité, et le recouvrement de l’impôt s’accompagnait souvent de violences physiques et d’humiliations de la part de l’autorité coloniale et de s’assurer qu’elles ont épuisé leur faculté de résistance.
C’est ce qui s’est passé pour l’Algérie, durant 132 Années de colonisation !!!!!!.
L’autre crime français est d’avoir peuplé Algérie par le pire ramassis, le pire déchet et la lie de l’Europe parmi eux, juste un reste de la racaille de l’humanité (c’est à peine une insulte) en accordant la nationalité française et en faisant des citoyens au dessus des autres. Seulement parce qu’ils étaient européens et dont très peu étaient français contrairement à ce qu’on croit.
C’est donc, à la base, une entreprise raciste qui a commencé à se réaliser moins de 50 ans après la révolution française devenue pourtant le fondement de l'ordre social.
Sans oublier d’ajouter à la politique de la terre brûlée responsable des famines et des maladies, le général Bugeaud mentor de cette politique disait « « Le but n'est pas de courir après les Arabes, ce qui est fort inutile ; il est d'empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer, […] de jouir de leurs champs […]. Allez tous les ans leur brûler leurs récoltes […], ou bien exterminez-les jusqu'au dernier.»
« Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Fumez-les à outrance comme des renards. »
Voila les paroles d’un grand général civilisateur qui avait fait sa grande guerre aux paysans Arabes, sans Armes, un véritable criminel à
La population algérienne perdit plus d'un million de personnes cinquante ans après l'invasion.
Hamdoullah, c'est donc bien une bénédiction que les Algériens n'aient pas été exterminée !
Je ne vois pas l’intérêt de glorifier la politique de colonisation en tant que politique de civilisation et de développement des populations autochtones alors que les résultats à l’indépendance des pays colonisés étaient souvent trop maigres.
Au départ des colons, certains barrages ont été asséchés afin que les populations avoisinantes ne puissent pas avoir de l’Eau, dans les centres urbains les centrales électriques ont été sabotées, pour une coupure générale de l’électricité. Même les hôpitaux ont été privés de cette énergie pendant plusieurs jours. Sans oublier que les hordes OAS et Harkis, avaient entrepris des opérations de nettoyage, l’uns brûlés tous sur leur passage et les autres déguisés en Moudjahidine du FLN, semaient la terreur afin de les imputés sur ce dernier.
Il y a toujours des gens qui viennent pour faire croire que l’Algérie en 1962 avait le niveau de développement d’un pays industrialisé.
Ce qui est totalement faux.
Par ailleurs il serait assez important de citer les écrits d’Hubertine Auclert (Militante féministe) qui nous offrent un champ large d’investigation, des discours coloniaux, et les politiques de l’identité dans l’Algérie française, elle décrivit : « Pour les étrangers, les fonctionnaires, les Israélites, les colons, les trafiquants, l’Arabe, moins considéré que ses moutons, est fait pour être écrasé. Le refouler dans le désert pour s’emparer de ce qu’on ne lui a pas encore pris, tel est le rêve. Les Français algériens, qui ont déclaré que le fanatisme rendait les Arabes incivilisables, s’obstinent à ne rien tenter pour les tirer de l’ignorance, si favorable à l’exploitation et à la domination ».
La colonisation faite au nom du droit du plus fort, et protégés par une armée conquérante, venue civiliser des barbares, le peuple algérien vaincu a vu sa société se disloquer et soumise au régime du talon de fer. Cette annexion brutale et injuste a fait dire à Anatole France : «
A aucun moment Tocqueville ne remet en cause la légitimité de la conquête de l’Algérie. Mais au fond de lui, il était convaincu que le peuple algérien n’allait pas se laisser faire.
« L’Algérie deviendrait, tôt ou tard, croyez-le, un champs clos, une arène murée, où les deux peuples devraient combattre sans merci, et où l’un des deux devrait mourir. Dieu écarte de nous, Messieurs, une telle destiné. »
L’histoire la vraie retiendra que le Peuple Algérien soumis s’est révolté et a vaincu un Colonisateur soutenu par l’Alliance Atlantique, ces Algériens ont soufferts dans leur chair, dans leur mémoire et surtout dans leur culture. La tristesse et les remords devant les nombreux crimes perpétrés hier par l’armée française au nom des valeurs républicaines, des droits de l’homme ne concernent en rien les Algériens,
Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à l'excès,
Au fond, c’est la seule chose qui importe de retenir ici.
En final, ce que je retiendrai en tant qu’Algérien, c’est que mes grands-pères n’ont nullement cédés à la prétendue mission civilisatrice du colonisateur, qu’ils sont arrivés à créer en dépit de la colonisation, une nation de résistances, qu’ils sont arrivés en fin de compte à vaincre militairement l’Armée Française dont ces stratèges bien pensance n’ont jamais divulgués les pertes et les dégâts subies, que les Colons ont été humiliés moralement, puisque tout comme leurs précurseurs arrivés avec une simple valise et quelques effets vestimentaires, sont repartis dans la précipitation avec une simple valise et quelques effets vestimentaires, certains ont oublié leur pipe, leur béret et leur chapeau, leur femmes sont partis sans maquillage, donc
Le peuple Algérien n’est pas mort, il est bien libre, une liberté acquise chèrement et cela mérite d’être bravement salué
P/S/ La photo illustre la bravoure du soldat Français qui avait tué froidement un paysan Algérien en lui tirant dans le dos.