L’Eglise Catholique et son obsession de l’Islam !

Publié le par Kader

Dans la confrontation entre Islam et Christianisme, certains groupes chrétiens et juifs messianiques affirment que le dieu de l'islam est un dieu lune car le nom arabique Allah, dérive d’un dieu lunaire issu de la mythologie locale arabe. Cela implique qu’Allah est un Dieu différent de celui des judéo-chrétiens et que les musulmans adorent un « faux dieu ».

L’argument le plus cité pour affirmer qu’Allah est un dieu lune préislamique, c’est que la plupart des mosquées ont un croissant de lune. La lune est un symbole omniprésent y compris sur les drapeaux de pays musulmans comme signe général de l'Islam.

Je cite l’attitude générale du Pape Grégoire VII envers l’islam., qui aurai déclaré : Chrétiens et musulmans croient, confessent, louent et vénèrent un seul Dieu, mais, dans le cas des chrétiens, cette foi et cet amour sont des vertus surnaturelles qui les font adhérer à Dieu, tandis que, pour les musulmans, il s’agit d’une vertu de religion naturelle qui les laisse comme Dieu [A moins qu’ils n’aient reçu le baptême de désir, auquel cas ils n’agissent plus en tant que musulmans mais en tant que chrétiens]. On peut donc dire en un sens que seuls les chrétiens ont ou atteignent le vrai Dieu, et que seuls l’honorent vraiment, car seuls ils sont en relation intime avec lui. » (Abbé Matthias GAUDRON, Catéchisme catholique de la crise dans l’Eglise, 6ème édition, Éditions du Sel.)

Un véritable folklore participatif, il est difficile de ne pas lire dans de t-elles propos autant d’exemples d’obsession et de l’islamophobie bruyamment. L’Église catholique se présente comme représentante de son dieu sur Terre. Pourtant les chrétiens croient que Dieu est un en trois personnes, mystère qui n’a pas fini d’être compris

Mais là c'est plus de la religion, c'est de la politique...

Ainsi les chrétiens et les musulmans se rejoignent certes dans l’adoration d’un seul Dieu, mais pour l’église catholique, cela signifie « un seul Dieu » et non pas « le même Dieu ». Il s’agit plutôt de mythes et de prétextes pour ébranler la foi musulmane et refuser un même Dieu à la croyance Islamique et la haine contre l’Islam a encore frappé. Le même folklore participatif, il est difficile de ne pas lire dans de t-elles citations autant d’exemples de l’islamophobie bruyamment.

C’est d’ailleurs assez intéressant que l’Eglise, après moult hésitation, ait déclaré comme invalide le baptême d’une communauté dont les croyances sont si éloignées de la foi trinitaire (par ex. le mormonisme), en se basant sur le trop grand écart entre la théologie mormone et la théologie catholique, ou encore celui des Témoins de Jéhovah et d’autres issues de la division d’Églises existantes, tels les baptistes et les méthodistes, leurs baptêmes sont considéré, dans un cas de ce genre, invalides.

Doit-on lire entre eux une véritable contradiction ?                                      

Je sens que l’Islam est appelé encore se battre contre obscurantisme de l’église, qui se réserve  vraiment le monopole de la vérité,  aussi je m’interroge toujours sur cette relation surprenante entre le Catholicisme et les juifs, une rapprochement à sens unique, les chrétiens qui caressent les juifs dans le sens du poil malgré le déicide après l'avoir diabolisé. On dira que Jésus était juif, qu’il s’adressait aux Juifs et rien ne devait l’empêcher de les interpeller comme le faisaient les prophètes de la Bible hébraïque, mais Jésus, lui, assurait le salut à qui croyait en lui et la perdition à tous les autres. Jésus se démarque des anciens prophètes parce que ses menaces sur les Rabbins par exemple sont restées telles quelles, ce qui donna le rejet juif du Jésus le fils de Dieu. En effet La judaïté de Jésus a longtemps été rejetée par les églises. Pour les religieux chrétien, il était inconcevable de croire que le fondateur de l’Église, précepte qui d’un point de vue historique est totalement faux, ait pu être juif, Tout en croyant que les Écritures hébraïques bien que de manière superficielle sont la parole infaillible et inspirée de Dieu comparativement au  Nouveau Testament. 

Vis-à-vis de la croyance chrétienne, le judaïsme se situe sur le même axe que l’Islam, et refuse de croire à l'affirmation du Nouveau Testament selon laquelle la mort de Jésus était «un sacrifice pour le péché pour tous les temps » (Hébreux 10:12) n'est pas soutenue par les Écritures hébraïques. Pour les juifs la manière de sa mort (crucifixion) ne satisfait à aucune disposition d'expiation par le sang trouvée dans les Écritures hébraïques.

Je dois également rappeler que l’expression  Ancien Testament est chrétienne (ce nom traduit un terme hébraïque qui signifie « alliance ») ne renvoie pas alors à l’ensemble des textes de la Bible hébraïque, puisque, à l’époque de Paul, cette Bible n’existait pas encore. Alors supposant que la Bible est une compilation de la tradition orale, transcrite des siècles après les événements, les critiques en déduisirent que de tels récits ne pouvaient pas être considérés comme fiables.

 Est-il possible d’avoir la certitude de tous les livres qui composent les Écritures de l’Ancien Testament ?

Pour rédiger l’Ancien Testament, des centaines de Juifs Massorètes ô combien célèbres, de la correction définitive des écrits sacrés en langue hébraïque, n’ont pas échappé à cette habitude séculaire de mettre dans leur traduction ce qui en réalité ne se trouve pas dans le texte initial. En effet, on peut y ajouter des titres qui n’existent pas dans l’original, cette addition modifiant le sens général.

Pour le Nouveau Testament, d’autres Juifs se sont attelés à l’écriture, donc juste un récit d’hommes donc.  C’est assez quelconque.

Les religieux chrétiens tenteront souvent d'expliquer ces contradictions confondues avec des arguments qui n'ont aucun fondement même dans leur propre écriture prétendument inspirée. Il appartient au lecteur d'être vigilant et de se méfier de ces vaines tentatives fondées sur des distorsions.

Contrairement au Judaïsme sa première source, l’Eglise a et perçoit toujours l’Islam comme un danger très grave non seulement parce qu’il avait une force d’expansion extraordinaire mais l’Islam a coupé le christianisme de ses racines sémitiques et de la Terre Sainte. Il a pratiquement réduit le catholicisme à sa fraction latine et contribué ainsi à sa rupture au temps de la Réforme.

En rejetant Jésus le Chrétien l’Islam peut être ainsi considéré comme la plus grande tourmente qui se soit jamais abattue sur l’histoire de l’Eglise ce qui permet de comprendre les attaques théologiques qui ont été émises depuis le VIIIe jusqu’à notre époque.

L’Eglise catholique dans son catéchisme dogmatique Lumen Gentium parle de la révélation islamique, Dieu a parlé aux hommes, Le fait est que Dieu a présenté les écritures islamiques à une nouvelle société Arabes devenue Musulmane, perturbe la croyance chrétienne. Nous disons donc que dans son livre, Allah s'adresse directement aux Musulmans. Tous les autres qui liront ce livre sacré doivent garder ce simple fait à l'esprit. La différence la plus importante entre le christianisme et l’Islam pas celle qui s’imagine que l’islam est une sorte de christianisme tardif mais celle qui porte l'affirmation chrétienne selon laquelle Jésus seul devrait être adoré comme un dieu. L’Islam considère la déification chrétienne de Jésus comme une forme d'idolâtrie. 

Mon Commentaire  serait des plus détaillés et je dégrossissais la question !

Mais avant ceci, j’aimerai bien dénoncer certaines des expressions catholiques toutes faites, prêtes à penser, on arrive à des imprécisions. Le flou, non seulement prend de plus en plus de place, mais en plus que c’est fait exprès. On masque les différences au profit d’un vague syncrétisme, où l’on se contente du plus petit dénominateur commun (pour ne pas choquer, comme on dit) et on n’a même plus l’impression que ces différences soient importantes aux yeux de certains (on peut sans doute mentionner ici l’Opus Dei dans l’Église catholique). L’église prétend avoir le monopole exclusif de la représentativité divine.

Le nulla salus extra ecclesiam est revendiqué par les sectes avec plus d’intolérance encore que les Églises. La doctrine catholique en la matière, estime que Jésus-Christ est l'unique révélation de Dieu et l'unique Sauveur des hommes. Une fois encore je dois dire avec force que la vérité ne se choisit pas, elle se découvre, et sur les appels à l'acte de foi du christianisme en faveur de son Dieu et de son fils ce qui survit aujourd’hui, c’est peu de chose  juste une espèce de fortifiant pour les âmes inquiètes, qui leur permet de trouver un peu de tranquillité et de pallier leurs angoisses.

La Déclaration Dominus Jesus affirme le principe d'une vérité absolue valable pour tous les hommes, seule l'Eglise catholique est la véritable Eglise du Christ. Pour la congrégation, les autres religions contiennent bien des parcelles de vérité, mais elles comportent aussi «des lacunes, des insuffisances et des erreurs», ce qui n'est pas le cas du christianisme.

Je ne manquerai pas de citer pour illustrer plus encore le raciste et l’arrogance de l’église catholique qui possédait des livres catéchétiques, comme Le tomos de 1180 sur Mohamed, (l'église refus ce nominatif que j'ai corrigé) Cependant, je voudrai lever quelques réserves à propos du nom de prophète de l’Islam, il me semble en tant de musulman, nous n’avons pas de Prophète de nom de maho..., l’unique prophète de l’Islam est bien Mohamed (SAWS),

Ecrire «Muhamed» au lieu de «Maho...» placera donc sur un terrain commun avec les musulmans, et surtout montrera du respect pour les normes définies pour leur Islam, et pour la personne de Muhamed, que l’église le considériez ou non comme un prophète.

L’eglise a peur de cette prononciation : j’estime que l’eglise nous ferez bien plus plaisir avec un «Muhamed» prononcé maladroitement, qu’avec un «Maho...» prononcé avec assurance !

Errare humanum est… sed perseverare diabolicum

Je reviens au document ecclésiastique qui promulgue une formule d’anathème au Dieu de Mohamed (SAWS. L’empereur byzantin Manuel Ier Comnène, estimant que la formule risquait de blesser les musulmans voulant se convertir, choqué d’un anathème à Dieu, demande aux chefs de l’Église de changer la formule ; certains font remarquer que l’anathème visant le « Dieu de Mohamed, qui n’engendre pas et n’est pas engendré », et donc non pas le Dieu chrétien, qui, lui, engendre, mais au fantôme que Mohamed utilise pour faire son Dieu. Néanmoins l’empereur insiste, et la formule est modifiée en «anathème à Mohamed » et à toute sa doctrine et sa secte dans un tomos.

Entre nous, je trouve cet axiome plus pertinent et je trouve que ceci n’a pas grand sens. C’est peu de dire que l’église a toujours été réactionnaire, elle mène toujours sa croisade contre l’Islam. L’église par des textes despotiques et impertinents veut imposer sa vérité à tout le monde comme si message christique de celui dont les chrétiens ont fait leur christ, était le message du Jésus des Evangiles ce qui en fait est un message complètement différent : la croyance réactivée par les Pères de l’Eglise catholique en une chose comme la bonne violence voulue par Dieu à l’époque de l’Ancien Testament. C’est assez déroutant de voir que le christianisme a puisé dans certaines croyances pour livrer à ses adeptes une sorte de mosaïque de croyances !

Cette croyance commençait à tomber en désuétude les chrétiens sincères sont indignés par cet enseignement épouvantable sont encore très peu nombreux, ils y verront confirmés leurs doutes quant à la signifiance d’un dogme qui se refuse à tenir un message moral qui devrait être sa raison d’être, ce qui les poussent à chercher la Vérité en dehors de l’église  vigoureusement contestée.

Je ne fais que soulever un coin de voile et c’est l’hôpital qui se moque de la charité.

C’est grave. Néanmoins, il est urgent que l’église catholique comprend que son devoir n’est plus aujourd’hui, de faire la prière, la charité, les chants et la danse, mais de nier l’individualité qui caractérise cette croyance et surtout d’abandonner la théologie et le dogmatisme racistes que les précédents papes ont réactivé au sein du christianisme non fondé par Jésus Christ qui n’a pas eu le temps d’achever son acte, et de voir la Vérité Ailleurs.

Pour les linguistes Allah est à l'origine un mot arabe. Le terme «Allah» est dérivé du terme "al-ilāh"  qui signifie adoration. Ainsi, il signifie celui qui est digne d'adoration et d'admiration.  Allāh est accolé de deux noms de Raḥmān et de Raḥīm.

Le Raḥmān, selon les commentateurs, est Dieu en tant qu'il a pitié et prend soin de la destinée de toutes les créatures ;

Le Raḥīm est Dieu en tant qu'il a pitié des hommes et en particulier des croyants.

Un autre nom souvent lié à Allāh est Rabb, le Seigneur, devant qui l'homme est un ‘Abd, un serviteur.

Allāh a donné au peuple musulman une compréhension de lui-même avant de leur donner les Écritures. Le musulman lit les Écritures à la lumière de sa compréhension de Dieu. C'est Allāh lui-même qui a donné au musulman sa conception de Dieu, et c'est à travers l'objectif de cet enseignement fondamental que nous comprenons toute révélation antérieure. Notre conception de Dieu est le critère par lequel les paroles du prophète sont évaluées.

Allāh est une réalité vivante dans le monde Islamique. Les musulmans reconnaissent Dieu comme le Créateur de tout et comme Celui qui soutient constamment toute l'existence. Dieu est tout-puissant et omniscient, et c'est à lui et à lui seul que notre dévotion appartient. Il n'y a pas de place pour la dévotion à une autre entité, car nous recevons tout de Dieu. Il n'est pas nécessaire d'adorer un autre être, car tout réside avec Dieu.

Le musulman qui suit les voies de ses pères mentionnera le nom d’ Allāh plus de cent fois par jour. La relation incessante que le musulman entretient avec Allāh est le chemin par lequel chaque descendance suivante est introduite dans une relation personnelle avec Allāh. Ceci dit pour les musulmans ce n’est nullement qu’ils sont intéressés par un besoin identitaire, mais tout simplement parce qu’ils adorent Allāh leur créateur, et en tant que créature ils rendent honneur à leur créateur en se prosternant (5 fois par jour), en le remerciant pour sa bonté et sa compassion. Dans l'adoration d’Allāh le musulman ne manque de rien et trouve son bonheur.

Quelle est la signification du croissant de lune en Islam?

Le Qur’an a répondu à cette question, bien avant ;

Ils t’interrogent sur les nouvelles lunes – Dis: «Elles servent aux gens pour compter le temps, et aussi pour le hajj [pèlerinage] …” [Qur’an 2]

Pourquoi l’Islam suit-il un calendrier lunaire?

Dans la Bible ainsi que dans le Qur’an, les fêtes religieuses sont régulées par le calendrier lunaire. Les Juifs et Musulmans respectent cette standardisation, convaincus qu’elle provient de Dieu.

En final et en réponse aux assertions de l’Eglise catholique contre l’Islam, je voudrai soumettre les propos du chercheur et orientaliste Arthur J. Arberry qui analyse le Qur’an comme suit :

« Voulant par la présente tentative surclasser mes prédécesseurs et proposer quelque chose qui saurait faire résonner, quoique faiblement, la rhétorique sublime du Coran arabe, j’ai éprouvé toutes les peines à maîtriser les rythmes complexes et magnifiquement variés qui, outre le message lui-même, permettent au Coran de compter incontestablement parmi les plus grands chefs-d’oeuvre littéraires de l’humanité. Cette caractéristique, cette “symphonie inimitable” - ainsi que le croyant Pickthall décrit son «Holy Book» dont les airs poussent les hommes à l’extase et aux larmes” - a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents; ainsi, on ne s’étonne guère de constater que ce qu’ils ont écrit parait terne et plus par rapport à l’original, somptueusement orné » 

Arthur J. Arberry, “The Coran Interpreted”, University Press, Oxford, 1964, p. 10.

 

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