La Science des Hadiths :

Il est défini également comme étant la méthode suivie.
Et selon al-Kisâ'î,
Mais après l'avènement du Message de l'Islam, le Coran a employé le mot Sunnah pour désigner des sens et des concepts techniques et particuliers.
Parmi ces emplois, soulignons celui qui figure dans les Versets Coraniques suivants: «Selon
«Tu ne trouveras ni changement ni déviation dans
Le Coran emploie le mot Sunnah ici au sens de "Loi sociale", loi selon laquelle cheminent le mouvement de l'histoire et de la société ainsi que les événements de la vie humaine.
Et de même que le Coran enrichit le mot Sunnah par des notions et des sens divers, de même le Prophète (SAWS) l'a employé pour désigner sa conduite et sa méthode législative consistant en ses paroles, ses actes et ses approbations tacites.
Ainsi, alors que le Coran emploie le mot Sunnah, suivi du complément de nom "Allah" (
C'est dire que la signification linguistique ou étymologique du mot Sunnah a cédé la place au terme technique islamique.
Le Prophète (SAWS), outre le fait d'avoir expliqué par la parole et les actes le contenu de la législation islamique, il avait fixé les éléments de celle-ci par une 3ème voie, l’approbation tacite.
En effet, il vivait dans une société qui avait ses propres règles, normes et pratiques sociales, tels l'achat et la vente, la location, l'héritage, le mariage, le divorce etc...
Qu’il lui fallait harmoniser avec les exigences de
Le bagage législatif islamique s'enrichit donc de toutes ces données pour opérer une révolution idéologique et un changement radical et total.
En bref, les éléments de l'apport du Prophète (SAWS)) à la législation islamique, se manifestèrent sous trois formes: Le prêche verbal à l'adresse de la nation et de la société musulmane (ainsi qu'à l'adresse de l'humanité après sa disparition), ses actes et sa conduite, son silence approbatif devant certains actes d'autrui.
Cet apport servit d'instrument à l'interprétation du Noble Coran et à l'explication de son contenu et des buts du Message divin. Il permit aussi à enseigner aux gens les fondements de la pensée et les vérités de la législation qu'avait reçus le Prophète d'Allah, sous forme de Révélation.
Cette richesse législative qu'est
Un débat scientifique s'est engagé entre les ulémas sur la pertinence de cette science. Une partie d'entre eux, les Akhbârites ont soutenu la thèse de l'inutilité d'un telle science en alléguant que les hadith enregistrés dans les corpus de référence, tels
"Al-Kâfî" d'al-Kulaynî, "Al-Tahthîb",
'al-Tûcî, "Al-Istibçâr" et "Man Lâ Yahdhoroh-ol-Faqîh"
'al-Çadûq sont des hadith sains (sahîh: dignes de confiance), puisque les théologiens qui les avaient compilés s'étaient appliqués à les vérifier, et à les épurer avant de les mettre à la disposition des lecteurs, et que par conséquent il n'est nul besoin de les réétudier ni de les vérifier à nouveau.
De même, ont-ils ajouté, les Récits (Riwâyât) que les faqîh renommés avaient adoptés ou rejetés ne nécessitent pas que l'on en réétudie ou en vérifie à nouveau, la chaîne de transmission. Il faut donc, ont-ils conclu, les adopter en se fiant au travail accompli par les faqîh renommés parmi nos prédécesseurs.
Ils ont émis le même avis concernant les corpus de hadith "Al-Sihâh", tels que "Sahîh al-Bokhârî", "Sahîh Muslim" etc.
Mais une autre partie des ulémas ont rejeté cette thèse, en affirmant à l'appui de la méthodologie inductive et de la recherche scientifique que les corpus de hadith en question ne renferment pas que des hadiths sains, et ne constitue donc pas une référence totalement crédible.
Ils pensent qu’il faut étudier les personnalités des rapporteurs de hadith pour s'assurer de l'authenticité de chaque hadith, soumettre ces hadiths à l'examen et à la recherche, et qu'on ne doit pas se contenter de la recherche faite par les auteurs des corpus en cours.
Il est à noter que cette dernière thèse a été corroborée par la méthode inductive et par des preuves qui démontrent que beaucoup de rapporteurs fréquemment cités dans les corpus adoptés sont peu sûrs et ne méritent pas une confiance totale.
De plus, selon cette thèse, les hadiths relatifs aux statuts (ahkâm) et à la doctrine se trouvent dans des livres autres que les corpus dont on prétend que les hadiths qu'ils contiennent sont authentiques.
Tout comme autre spécialité ou science, la traduction ou l’interprétation (Tafsir) du Coran et des Hadiths, est une Science soumise à des règles fixes et qui est du seul ressort de spécialistes agrées par
La non-maitrise ou le non-respect de ces règles n’est que, de bonne ou de mauvaise foi, une transmission de l’ignorance et ses rebondissements négatifs sur l'intérêt comportemental de tout Musulman sincère, qui espère adorer correctement Allah.